Il y a des projets qui ne naissent pas d’un seul geste, mais d’un enchaînement de décisions, de convictions et d’engagements qui, au fil du temps, finissent par dessiner une vision. Le Trident fait partie de ces lieux qui ne se comprennent pleinement qu’en remontant à leur origine, à la manière dont ils ont été pensés, construits et portés dans la durée, avant de se transformer pour accompagner leur époque.
Claude Kesser est ingénieur dans le bâtiment. Originaire de Mulhouse, il construit d’abord son parcours au sein du groupe Bouygues, où il évolue pendant près de vingt ans, au contact de projets d’envergure qui forgent à la fois son exigence technique et sa compréhension des dynamiques urbaines. Mais très vite, une conviction s’impose : revenir à Mulhouse pour y entreprendre, mais surtout pour y bâtir quelque chose de structurant.
À un moment, j’ai ressenti le besoin de revenir ici, de construire pour ma ville, et pas seulement ailleurs.
Lorsqu’il crée son entreprise, CKD, il ne s’agit pas seulement de construire des bâtiments. Très rapidement, les projets se multiplient, notamment au début des années 2000 au Parc des Collines, territoire en plein développement, pensé comme un nouveau pôle tertiaire capable d’accompagner l’évolution économique de la ville. Mais là encore, la démarche dépasse le simple cadre technique. Il ne s’agit pas uniquement de bâtir, mais de participer à l’émergence de nouveaux lieux de vie et d’activité. « Ce qui m’intéressait, ce n’était pas uniquement le bâtiment en lui-même, mais ce qu’il allait permettre autour », explique Claude Kesser. « Créer des lieux, structurer des espaces, accompagner une dynamique. »
C’est dans ce contexte qu’émerge l’idée du Trident. Le projet prend forme en 2006 autour de trois tours qui marquent le paysage et donnent son nom au quartier. Mais très vite, au-delà de l’architecture, une évidence apparaît : un quartier ne peut exister pleinement sans un lieu capable de l’animer, de créer du lien, de devenir un point de repère pour celles et ceux qui y travaillent, y passent ou y vivent.
L’hôtel devient alors une pièce centrale. Dans l’une des tours, Claude Kesser choisit de conserver les murs, inscrivant le projet dans le temps long, tout en confiant l’exploitation à Holiday Inn, une enseigne dont les standards correspondent aux attentes du marché à ce moment-là. À cet ensemble, il associe un restaurant, d’abord La Brasserie Flo, afin d’ancrer immédiatement le lieu dans une dynamique de vie, accessible et ouverte, avec une identité capable de parler aux Mulhousiens comme aux voyageurs.
Le succès est rapide. Le Trident devient un point de rencontre, un lieu où se croisent les rythmes du quartier, entre professionnels, voyageurs et clients locaux. Il s’impose naturellement comme une adresse identifiable, sans jamais perdre ce qui faisait sa force : une forme d’évidence, de simplicité et de convivialité.
Ce lieu a tout de suite trouvé sa place. Les gens se le sont approprié très naturellement.
Mais derrière ce lieu visible, une réalité plus large se dessine. Le groupe fondé par Claude Kesser ne développe pas uniquement un hôtel : il accompagne progressivement la structuration de tout un écosystème, mêlant bureaux, services, restauration et hébergement. Le Trident devient ainsi la partie la plus accessible d’un projet plus vaste, pensé à l’échelle d’un quartier. Au fil des années, l’entreprise évolue, grandit, se structure et se diversifie, tout en restant fidèle à un socle clair : la construction, la promotion immobilière, puis l’hôtellerie. Cette évolution donne naissance au Groupe La Tour, puis à La Tour Collection pour la partie hôtelière, avec toujours la même volonté de maîtriser les projets dans leur cohérence d’ensemble, depuis leur conception jusqu’à l’expérience vécue.
Ce qui compte, c’est la cohérence globale. On ne fait pas un projet pour un moment, mais pour durer.
Dans le même temps, une autre dynamique se met en place : celle de la transmission. Aux côtés de Claude Kesser, son épouse Corinne veille à l’équilibre du groupe, puis leurs deux fils prennent progressivement leur place : Julien à la tête du pôle hôtelier, avec une vision tournée vers l’expérience client et l’évolution des lieux, et Florent au pilotage des activités de construction, garant de la maîtrise technique et de la cohérence des projets.
Ils ont chacun leur regard, leur énergie, leur manière de faire , souligne Claude Kesser. Mais ils avancent ensemble, et c’est là que le projet prend toute sa force.
C’est à ce moment précis que le Trident se doit d’entrer dans une nouvelle phase. Pendant vingt années, le lieu a parfaitement rempli sa mission. Il accompagnait le rythme du quartier, répondait aux besoins des entreprises environnantes, accueillait les voyageurs de passage et offrait un point de rencontre identifiable dans un secteur en pleine activité. Mais le monde a changé. Les attentes ont évolué. On ne vient plus simplement dans un lieu pour une fonction précise, mais pour une expérience globale, capable de s’adapter aux différents moments de la journée et aux envies de chacun.
C’est dans cette transformation des modes de vie que s’inscrit VOCO MULHOUSE LE TRIDENT. Plus qu’une rénovation, le projet marque une évolution profonde de la manière de concevoir le lieu. Il ne s’agit plus uniquement d’un hôtel, ni d’un restaurant, ni d’un espace de passage, mais d’un ensemble capable de proposer une expérience continue, fluide, vivante.
Aujourd’hui, un lieu doit pouvoir accompagner les envies, parfois même les anticiper, explique Julien Kesser. On ne vient plus uniquement pour une raison précise. On vient parce que l’endroit propose quelque chose de plus.
En 2026, avec VOCO MULHOUSE LE TRIDENT, le projet change de dimension. Il devient une destination à part entière, un lieu que l’on choisit pour lui-même, capable d’attirer, de retenir, de faire revenir. Un lieu qui incarne à la fois l’expérience acquise par le groupe, ses valeurs fondatrices – confiance, proximité, professionnalisme, goût du challenge, sens des réalités – et sa capacité à se réinventer.
Au-delà du projet lui-même, c’est aussi une déclaration d’attachement à Mulhouse. Une manière de continuer à investir dans la ville, de lui apporter de nouvelles propositions, de prolonger une histoire engagée depuis longtemps.
On a toujours construit avec cette idée de faire des lieux utiles, vivants, durables.
Aujourd’hui, avec VOCO MULHOUSE LE TRIDENT, la famille ouvre un nouveau chapitre, avec une attente simple mais essentielle : que les Mulhousiens s’approprient ce projet, s’y retrouvent et en soient fiers à leur tour.
Ce projet, il est fait pour la ville. Il doit vivre avec elle, et grâce à elle.
Le Trident n’est donc pas seulement un lieu en transformation. C’est une histoire qui continue de s’écrire, collectivement.


